Question / Réponse

Question / Réponse
Bonjour les petits loups ! Une fic est en préparation pour vous, j'ai déjà 5 chapitres d'avance mais j'attend de l'avoir terminée pour poster, comme ça vous n'aurez plus à attendre :D Elle se situe après la saison 5 c'est donc aussi pour cela que j'attend, histoire que tout le monde puisse voir ladite saison !
J'avoue ne pas avoir été trop présente depuis quelques temps, mais ne vous inquietez pas, je vais me rattraper et être à nouveau présente pour vous !
Si vous avez des questions, n'hésitez pas :D
Je vous embrasse

Vos questions :
¤ J'ai hâte de lire ta nouvelle fic, tu la poste quand ?

Mes réponses :
¤ Et bien je ne sais pas encore quand je vais la poster, j'aimerai prendre assez d'avance afin de ne plus vous faire attendre entre chaque publication.


# Posté le vendredi 28 août 2009 16:09

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 16:18

Nobody said it was easy : Chapitre 10. Fin.

Nobody said it was easy : Chapitre 10. Fin.
A lire avec ça


21h08

Un bureau, une chaise, une personne affalée sur divers papiers. La lumière tamisée permettait aux passants d'éviter de voir le filet de bave s'écoulant de la bouche de l'homme et venant directement inonder ce qui semblait être un dossier.
Le portable juste devant lui se mit soudainement à vibrer avant de faire entendre sa sonnerie. L'homme se réveilla en sursaut et porta directement une main à sa bouche pour en essuyer la bave qui coulait. Il jeta un coup d'½il à son téléphone et pesta en voyant le nom de l'appelant.

- Et merde !

Il secoua la tête pour se remettre du rêve quelque peu dérangeant qu'il venait de faire et se leva aussi vite qu'il put, sans décrocher le téléphone. Pas le temps de parler, il avait déjà 40 minutes de retard ! Sortant par la baie vitrée, il enjamba le balcon et entra dans le bureau voisin afin de fouiller dans un tiroir prédéfini. Il en sortit ce qu'il cherchait et sortit par la porte avant de se diriger vers les douches de l'hôpital.

21h15

Fin prêt, il ajusta la cravate qu'il avait prise dans le bureau et sortit des vestiaires afin de se diriger le plus rapidement possible vers le parking. Il allait se faire tuer, au sens propre du terme.

21h30


Gregory House entra avec lenteur dans son appartement. Une douce odeur de repas longuement cuisiné flottait dans l'air. Il se maudit de s'être endormi et d'avoir fait ce rêve qui lui donnait une satané impression de déjà vu. Se délestant de sa veste ainsi que de sa canne, il avança jusqu'au salon où tout le monde était déjà à table.

- Bonsoir tout le monde, désolé du retard, j'ai eu un empêchement.

Alvin et Bonnie Cuddy lui adressèrent un sourire commun alors que Lisa Cuddy, elle, l'incendiait du regard. Il la suivit sagement jusqu'à la cuisine après avoir capté son geste et ferma les yeux une fois la porte refermée.

- Tu aurais pu rentrer plus tôt !

Encore cette satanée impression de déjà vu ! Au moins il pourrait peut-être éviter la même connerie que dans son rêve et éviter l'issue fatale qui se soldait par la mort de sa compagne ? Il secoua la tête, n'importe quoi ce rêve ! D'ailleurs ça relevait plus du cauchemar que du rêve... Il se reprit et avança vers la jeune femme pour capturer doucement ses lèvres, tout n'était pas identique à son rêve, fort heureusement. Posant une main sur son ventre encore plat il lui sourit doucement.

- Je sais, désolé mais je me suis endormi.. Je suis pas pardonnable, mais je peux pas te mentir puisque tu vas vérifier.

Lisa sourit, rassurée qu'il ose enfin lui dire la vérité. Elle lui frappa le torse pour le geste et fronça les sourcils, faisant mine d'être en colère.

- C'est pas une raison...

Elle ne put finir sa phrase que les lèvres du diagnosticien étaient une nouvelle fois sur les siennes. Souriant contre lui, elle se laissa aller à cette étreinte. Depuis qu'ils étaient ensemble, elle avait pu découvrir que Gregory House était un autre homme en privé, attentionné, attentif et aimant. Bien entendu, en présence de quelqu'un ce n'était jamais ça mais plus des remarques acerbes et autres, mais en fin de compte, cette situation lui plaisait. Ils avaient leur jardin secret, ce qui lui convenait tout à fait.

Un éclat de rire parvenant du salon empêcha les deux amants d'aller plus loin sur le comptoir de la cuisine. S'écartant légèrement de son partenaire, Cuddy esquissa un sourire et caressa sa joue avant de murmurer.

- Tu es pardonné pour cette fois.

Il l'embrassa en souriant.

- Ouf, me voilà sauvé.

La jeune femme sourit une nouvelle fois avant de lever les yeux au ciel.

- Allons y, ou mes parents vont se poser des questions..

House acquiesça et la laissa s'éloigner de lui. Revenant face à ses beaux parents, il s'excusa le temps d'aller se laver les mains et sourit une fois dans la salle de bain. Le test de grossesse était posé en ornement sur le lavabo.. Il avait beau se plaindre auprès de Lisa comme quoi cela n'était pas très hygiénique, rien n'y faisait..
Levant les yeux au ciel,il se sécha les mains et repartit au salon afin de s'installer à table avec eux.

- Me voilà.

Ils se sourirent à l'unisson et débutèrent le repas.. Ou plutôt reprirent, pour certains.

22h12

Le dessert, préparé par les soins de Lisa, était maintenant dégusté par ses parents. Alvin, après avoir terminé sa part, posa ses couverts et resta un moment silencieux à fixer le couple, avant de se concentrer sur House. Le diagnosticien, se sentant observé, le regarda à son tour et fronça les sourcils, cherchant à comprendre ce qui se passait. Ce ne fut qu'après quelques minutes de silence que l'homme prit la parole.

- Alors Greg, qu'Est-ce que ça fait de sortir avec ma fille ?
- Papa ! S'empressa de reprendre Cuddy.

House posa une main apaisante sur le bras de sa compagne et resta silencieux, cherchant ses mots. Après quelques secondes, il prit enfin la parole.

- Vous savez, personne n'a dit que ce serait facile.

Il marqua une pause et but une gorgée de vin.

- D'ailleurs, la plupart des gens pensaient plutôt que nous n'y arriverions pas, qu'elle partirait ou que je la tromperai.

Il se tut une nouvelle fois, posa les yeux sur Lisa et enchaîna.

- Mais maintenant que nous en somme là, à célébrer la conception d'un bébé, du fruit de nous deux... Je peux vous dire que sortir avec votre fille rend heureux.

Il se tut, Gregory House n'en dirait pas plus sur ses sentiments, mais pour Lisa Cuddy, présente à ses côtés, il venait de faire l'une des plus belle déclaration.

Bonnie Cuddy, d'humeur taquine, répondit alors du tac au tac :

- Chouette, on va donc bientôt pouvoir célébrer le mariage dans les règles des traditions juives !

House manqua de s'étouffer et Cuddy, riant aux éclats, du lui taper dans le dos pour lui sauver la vie.

- Non maman. Pas encore.

House leva les yeux au ciel et esquissa un sourire. Quelle belle mère il avait alors ! Pire que la fille ! Il se mit alors soudainement à rire.

- Oui Greg ? Faites nous partager votre humour ? Renchérit son beau père.

House éclata alors de rire et répondit simplement.

- Je me disais juste que j'espère ne pas avoir de fille.. Vu comment les gênes se transmettent...
- Hey !! Répondirent en même temps Bonnie et Lisa.

Il sourit et reposa son verre. Finalement son cauchemar était bien loin...

Fin

[10]


# Posté le dimanche 09 août 2009 13:02

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 16:16

Nobody said it was easy : Chapitre 9.

Nobody said it was easy : Chapitre 9.
A lire avec cette Chanson


18h20

Les notes de piano s'alignaient parfaitement, il jouait et rejouait, incapable de s'arrêter, vidant parfaitement son esprit en laissant ses doigts courir sur les longues touches blanches et noires. Les yeux fermés, il laissait son esprit s'imprégner de la musique, se focalisant dessus pour ne pas réfléchir à autre chose.

18h43
Le piano n'aidait pas à tout, pas toujours, pas tout le temps. Il se repassait inlassablement les mêmes choses en tête, toujours, encore. Et puis ce fichu papier posé là.. Juste devant lui..

La première greffe d'un c½ur humain a été réalisée en 1967 par le chirurgien sud-africain Christiaan Barnard.
La majorité des greffes cardiaques pratiquées aujourd'hui se fait avec des greffons humains ; cependant, la faible disponibilité des transplants et le contexte urgent de l'intervention ont rendu nécessaire la recherche de solutions de remplacement : transplantation de c½urs d'animaux (grands singes) d'une part, mise au point d'un c½ur artificiel d'autre part...


19h49

Il s'arrêta un instant, baissant la tête tout en se retenant d'hurler. C½ur artificiel, il aurait du y penser, il aurait du.. Se redressant il se refusa à se laisser aller et reprit sa musique, inlassablement, sans s'arrêter pour boire ni manger. Tant qu'il jouait elle était là, tant qu'il jouait.. Il la faisait vivre avec la musique.

20h09

Sa cuisse le faisait atrocement souffrir, des crampes commençaient à se faire sentir dans ses doigts et pourtant il refusait d'arrêter. Il refusait d'arrêter de jouer cette mélodie, cette dernière mélodie qu'il avait composée en son nom...

La greffe se pratique en cas d'insuffisance cardiaque terminale, lorsque les autres thérapies sont devenues inefficaces : infarctus importants ou à répétition ayant détruit la majeure partie du muscle cardiaque, maladies du myocarde ou des valvules cardiaques à un stade avancé. L'insuffisance cardiaque retentit également sur les poumons : aussi, en cas d'atteinte pulmonaire, peut-on pratiquer une greffe c½ur-poumons.


Ne pouvait il pas simplement arrêter de lire ce papier ? Visiblement non.. Il n'en était pas capable.. Il possédait plusieurs parties : Indications, Contre indications, Technique, Complications, Pronostic. Tous les renseignements nécessaires sur une greffe cardiaque.. Tous, sans exceptions.


20h18

Le téléphone sonna plusieurs fois. Ainsi que son portable. Certainement Wilson... Ou bien les parents de.. Ses parents.
House recommença plusieurs fois la mélodie, ayant décidé de tout recommencer à chaque fois qu'il produisait une fausse note. Si ça pouvait être aussi simple dans la vraie vie.. Si seulement...

Un bilan prégreffe est indispensable car certaines maladies interdisent de procéder à une greffe du c½ur, telles qu'une ostéoporose (décalcification osseuse) importante, un cancer actif, un ulcère de l'estomac, une maladie pulmonaire grave, une insuffisance rénale évoluée ou des lésions artérielles diffuses. L'âge n'est pas une contre-indication absolue, mais la grande majorité des patients est greffée avant l'âge de 60 ans.

Il aurait eu envie d'hurler, pleurer, frapper le mur en criant à l'injustice.. Il n'en était pas capable. Tout ce que son corps semblait capable de faire était jouer sans relâche cette mélodie et lire ce maudit bout de papier..

21h31

La sonnette se fit entendre, il ne répondit toujours pas. Son visiteur allait bien finir par se lasser si personne ne lui répondait..

Le problème le plus délicat est celui de la date à laquelle il faut intervenir : opérer trop tôt fait en effet prendre inutilement le risque opératoire lié à la transplantation ; attendre trop longtemps fait courir au malade le risque d'une mort subite ou de se retrouver dans un état trop grave pour pouvoir être opéré. C'est pourquoi de nombreux tests ont été mis au point pour apprécier au mieux la gravité de l'état du malade et fixer le plus précisément possible le délai convenable. Le patient est alors inscrit sur une liste de candidats à la greffe de c½ur et bénéficie d'une intervention plus ou moins rapide selon la gravité de son état et la disponibilité en greffons.

Le visiteur abandonna la sonnette au profit de sa porte qu'il martela pour bien se faire entendre... House était décidé, il ne bougerait pas de là. De toute façon il ne pouvait pas.

La greffe cardiaque est une opération lourde, aux contraintes nombreuses : il faut que le c½ur du donneur batte au moment où il est prélevé, ce qui suppose que celui-ci soit en état de mort cérébrale ; d'autre part, le temps dont on dispose entre le prélèvement et l'implantation est court (10 heures maximum). La compatibilité immunologique entre donneur et receveur, étudiée par comparaison de leurs groupes tissulaires et sanguins (notamment systèmes HLA, ABO et Rhésus), doit être la meilleure possible pour réduire au maximum le risque de rejet.
L'intervention nécessite la mise en place d'une circulation extracorporelle assurant un apport de sang oxygéné au cerveau et aux principaux organes vitaux. Le c½ur du receveur est enlevé dans sa quasi-totalité les parois postérieures des oreillettes ainsi que les orifices des vaisseaux aboutissant au c½ur (aorte, veines caves, vaisseaux pulmonaires, etc.) restant toutefois en place. Le nouveau c½ur peut alors être installé et reconnecté.


- House, c'est Wilson, ouvre moi !

21h54

L'oncologue arriva finalement à entrer après s'être décidé à utiliser sa clé. Le désordre présent dans la pièce le choqua quelque peu. Il y avait bien longtemps que Cuddy avait obligé le médecin à ranger ses affaires... Cuddy...
Wilson posa alors les yeux sur House, assit à son piano, deux boites de vicodin face à lui, une bouteille de bourbon et un papier.. L'oncologue soupira, il avait encore fait le con...

De nombreux patients décèdent malheureusement par manque de greffons. Cette carence est autant liée aux nombreuses contraintes techniques qu'aux réticences au prélèvement d'un organe chez un proche.
En cas d'urgence et de non-disponibilité d'un greffon, l'implantation d'un c½ur artificiel, en matière inerte non organique, peut être envisagée. Cette dernière technique a l'avantage de supprimer les complications d'ordre immunologique ; elle présente cependant encore de nombreux inconvénients, notamment vasculaires (formation fréquente de caillots) ; on y recourt donc de manière provisoire, en attendant qu'une greffe d'un c½ur organique soit possible.


- House, ne me dit pas que tu as fait cette connerie là...

Le diagnosticien ne répondit pas.. De toute façon sa langue était beaucoup trop pâteuse pour qu'il puisse espérer parler convenablement.

22h00

Après avoir avalé une nouvelle gorgée de bourbon, il parvint finalement à prendre la parole, lisant quelques lignes à voix haute pour que son ami puisse entendre.

- Les principales complications de la greffe de c½ur sont d'ordre immunologique, la survenue d'un rejet pouvant nécessiter une retransplantation en urgence. On tente de la prévenir par la prescription systématique d'immunosuppresseurs (dérivés de la cortisone, ciclosporine et tacrolimus [FK 506], notamment).

Sa voix était hachée, devenant de plus en plus distante. Il parvint à jouer quelques accords de plus avant de s'effondrer lamentablement sur le sol, victime d'une énième overdose.

22h04

Wilson venait d'appeler une ambulance, appliquant les gestes de premier secours à son meilleur ami, quelques larmes s'échappaient de ses longs cils noirs.

- T'es qu'un sale con House... Un réel sale con...

House ne l'écoutait qu'à moitié, les dernières lignes du papier tournaient en boucle dans sa tête, au point de le rendre fou...

Il est généralement bon, avec environ 80 % de survie à un an et un pourcentage de décès de l'ordre de 5 % par an ensuite. À terme, la qualité de vie d'un greffé du c½ur peut redevenir tout à fait normale, avec notamment reprise d'une activité physique satisfaisante et même pratique d'un sport.


5%... Seulement 5%..
Il se sentit soulevé et emmené dans une ambulance. Il n'en avait cure. Tout était déjà tracé.

Indications : -
Contre indications : -
Technique : -
Complications : ...
Pronostic : Mort de la patiente.

L'histoire, leur histoire, son histoire était terminée. Tout était terminé.


TBC


# Posté le mardi 23 juin 2009 08:52

Modifié le vendredi 28 août 2009 18:06

Leçon de vie.

Leçon de vie.
A lire avec : The sacrifice - Michael Nyman


Gregory House n'était qu'un jeune homme âgé de 17ans, ayant déjà fugué plusieurs fois dans l'idée d'échapper à son père. Un soir, alors qu'il ne savait que faire pour échapper à son paternel qui le recherchait partout dans la ville, il était entré dans une exposition, prenant le temps d'observer les photos de cet artiste, tout en restant aux aguets, ce soir là, Gregory House eut la chance de rencontrer l'artiste qui exposait. Will Hunting, la cinquantaine et un talent dont on parlait de plus en plus.
House n'avait échangé que quelques mots avec lui à propos d'une photo de cygnes sur un lac, mais face à son arrogance, Will Hunting avait souhaité rencontrer Gregory le samedi suivant, au parc. House était arrivé un peu en retard et s'était assit sur le banc en plaisantant.

- On se paie un instant privilégié entre mecs ?

House observa les cygnes sur le lac face à eux et reprit.

- C'est sympa cet endroit, c'est votre truc les cygnes ou quoi ? C'est un genre de fétichisme ? Je sais pas... Ça vaut peut-être qu'on passe un moment la dessus.

Will resta longuement muet, écoutant le jeune homme tout en fixant le lac, les yeux dans le vague. Après quelques minutes, il prit enfin la parole.

- J'ai réfléchi à ce que tu m'avais dit l'autre jour, à l'exposition, à propos de ma photo.
- Ah...

Gregory haussa les épaules, il allait encore payer le prix de ses mots. Il en avait l'habitude après tout.

- J'ai passé la moitié de la nuit à y réfléchir - reprit l'artiste. Il marqua une pause avant de continuer- Et puis j'ai eu un flash... Après je me suis paisiblement endormi et depuis, je n'ai pas pensé à toi.

Hunting tourna la tête vers Gregory.

- Tu sais ce que j'ai compris ?
- Non.. Mais mon petit doigt me dit que je vais pas tarder à le savoir.
- Tu n'es qu'un gosse. Tu parles sans avoir la moindre idée de ce dont tu parles.
- Ah, merci beaucoup. Répondit House en levant les yeux au ciel.
- Pas de quoi.

Un long silence passa entre les deux hommes. Will reprit.

- Si je te dis de me parler d'art, tu vas me balancer un condensé de tous les livres sur le sujet. Michel-Ange ? Tu sais plein de trucs sur lui. Sur son ½uvre, sur ses choix politiques, sur lui et sur le pape, sur ses tendances sexuelles, tout le bazar quoi...

Gregory écoutait, captivé par les mots de l'homme assis à ses côtés. Hunting continua.

- Mais je parie que ce qu'on respire dans la chapelle Sixtine, son odeur, tu connais pas.

L'adolescent resta muet, ne voulant pas couper l'artiste pour pouvoir entendre la réflexion jusqu'au bout.

- Tu ne peux pas savoir ce que c'est que de lever les yeux vers le magnifique plafond. - Will leva les yeux en même temps, observant le ciel comme s'il y voyait ledit plafond- Tu sais pas. -Il rebaissa la tête et reprit après un soupir- Si je te dis de me parler des femmes, tu vas m'offrir un topo sur les femmes que tu as le plus aimées, qu'il t'est peut-être même arrivé de baiser quelques fois.

House eut un sourire victorieux, ouvrit la bouche pour parler mais il fut coupé dans son élan.

- Mais tu ne sauras pas me décrire ce que c'est de se réveiller près d'une femme et de te sentir vraiment heureux... - Il se tut une nouvelle fois- Tu es un coriace. - Observant les cygnes quelques temps, il reprit- Si je te faisais parler de la guerre, c'est probablement tout Shakespeare que tu me citerais « Une fois de plus sur la brèche mes amis.. »

Will eut un petit rire alors que Gregory posait à son tour les yeux sur les cygnes.

- Mais tu n'as pas vécu la guerre.
- Je..
- Tu n'as jamais tenu contre toi ton meilleur ami, tu ne l'as pas vu haleter jusqu'au dernier souffle avec un regard qui implore.- Le coupa-t-il-. Si je te fais parler d'amour, tu vas probablement me dire un sonnet ou jouer au dur et dire que ça n'existe pas. Mais tu n'as pas connu de femme devant qui tu t'es senti vulnérable... Une femme qui t'ai étalé d'un simple regard. Comme si Dieu avait envoyé un ange sur Terre pour toi. Pour t'arracher aux profondeurs de l'Enfer.

Ils observèrent tout deux un couple passer non loin de là.

- Et tu ne sais pas ce que c'est d'être son ange à elle. Et de savoir que l'amour que tu as pour elle est éternel. Et survivra à tout, même au cancer. Et aux nuits passées assis dans une chambre d'hôpital pendant des mois en lui tenant la main parce que les médecins ont lu dans tes yeux que tu n'as pas l'intention de te plier aux heures de visites.

Il soupira.

- Tu ignores ce que c'est que de perdre quelqu'un. Parce qu'on ne connaît ça que quand on sait aimer plus qu'on ne s'aime soi-même. Je doute que tu aies jamais osé aimer à ce point.

House resta silencieux, réfléchissant à ces mots.

- Quand je te regarde, ce n'est pas un jeune homme intelligent et solide que je vois. -Il le fixa- Ce que je vois, c'est un gosse, culotté, qui meurt de trouille.

Will se redressa.

- Mais tu es un génie, Greg, ça, personne ne le nie. Personne ne pourrait comprendre ce qui est au fond de toi, mais toi tu présumes que tu sais tout de moi parce que tu as vu une photo que j'ai faite et ça, ça te permet de disséquer ma vie ?

Il se tut quelques instants avant de demander.

- Tu es orphelin n'est-ce pas ?

House haussa les épaules, prit le temps de réfléchir et répondit, calmement.

- En quelque sorte.
- Tu crois que je sais quelque chose des difficultés que tu as rencontré dans la vie, de ce que tu ressens, de ce que tu es, sous prétexte que j'ai lu Oliver Twist ? Est-ce que ça suffit à te résumer ?

Gregory baissa la tête. Était il si facile à comprendre ?

- Personnellement -continua Will- j'en ai rien à foutre de tout ça, parce que je vais te dire moi, je n'ai rien à apprendre de toi que je ne lirai pas dans n'importe quel bouquin ! - Il soupira- A moins que tu veuilles me parler de toi. De qui tu es. Là, ça m'intéresse. Là je suis à toi. Mais c'est pas ce que tu veux faire, hein vieux ? Tu as trop peur de ce que tu pourrais dire.

Il se leva, lissa son pantalon et posa une dernière fois les yeux sur House avant de s'éloigner.

- La balle est dans ton camp.



***

House reposa le journal, le laissa ouvert à la page qu'il lisait. Il se leva et partit dans la cuisine se servir un café. Cuddy arriva au salon, Rachel dans les bras, et posa les yeux sur le journal ouvert à la rubrique nécrologie.

Monsieur Will Hunting.
1921-2009
Nous a quitté pendant son sommeil.

Posant Rachel dans son parc, Lisa alla dans la cuisine ou elle posa la main dans le dos de son amant.

- Greg ?

House tourna la tête vers elle, impassible. La jeune femme hésita puis demanda simplement.

- Will Hunting, c'est pas celui qui t'a payé tes études quand ton père à refusé ?

House hocha simplement la tête. Réalisant qu'il avait vécu la leçon de vie que Will lui avait offert, et que cet homme avait été important pour lui. Vraiment.
Doucement, il se pencha et captura les lèvres de Lisa avant de murmurer.

- Les sages ne sont pas éternels.

Même si elle ne comprit pas grand-chose, la jeune femme posa sa tête contre le torse de son amant et resta silencieuse. Elle avait encore beaucoup de choses à apprendre de lui. Beaucoup.

Fin.



# Posté le dimanche 17 mai 2009 16:59

Modifié le vendredi 28 août 2009 18:03

Nobody said it was easy : Chapitre 8.

Nobody said it was easy : Chapitre 8.
A lire avec ça


10h26

La neige tombe avec lenteur, enveloppant peu à peu la ville de son manteau blanc. Le soleil se lève à son tour, perce difficilement, illumine la neige déjà brillante. Aux abords d'un hôpital, les gens s'activent, repoussent la neige encombrante, libère l'entrée des urgences, les places de parking. Une moto est déjà là, recouverte d'une couche d'or blanc laissant deviner que son propriétaire a passé la nuit ici. Dans le hall, les infirmières effectuent les changements de garde, les agents d'entretien passent un énième coup de serpillière, cette maudite neige rend le sol tellement glissant, boueux.. Brenda, l'infirmière en chef, pose les yeux sur la porte du bureau de leur supérieure et pousse un soupir. Le docteur House est resté toute la nuit ici, au téléphone, sans dormir ni bouger plus que nécessaire.

11h25
La porte du bureau de Lisa Cuddy s'ouvrit à la volée, laissant passer une Brenda Previn visiblement très en colère. Elle claqua la porte derrière elle, ce qui eut pour effet de réveiller le docteur House en sursaut, et se planta face à lui, les mains sur les hanches.

- Et les bipeurs, c'est fait pour les chiens ?!
- Pardon ?
- Votre bipeur ! Vous en avez fait quoi ?

House fouilla dans ses poches et releva la tête, un air fautif gravé sur le visage. Dans d'autres circonstances il aurait laissé échapper un léger « oups » avant de se moquer de la jeune femme, mais aujourd'hui il n'était pas d'humeur à rire. Passant une main sur son visage, il demanda finalement.

- Que se passe-t-il ?
- Insuffisance cardiaque, le docteur Chase a effectué une coronarographie qui a révélé une ischémie myocardique secondaire.

House regarda la jeune femme reprendre son souffle et soupira. Bien entendu il fallait que des complications arrivent maintenant.. Tout en se levant, il fouilla dans sa poche pour prendre sa dose de vicodin et posa les yeux sur la jeune femme.

- Et elle en est où ?
- On a perçu des râles crépitants et noté la présence d'oedèmes aux..
- Vous êtes sure de n'être qu'une simple infirmière ?
- House ! Le docteur Cuddy va avoir besoin d'un c½ur si on veut éviter que son état ne s'aggrave..

7h35

Une nuit venait de s'écouler, peu de personnes avaient réellement dormi. Il était un peu plus de sept heures du matin lorsqu'une douce musique se fit entendre dans le bureau du docteur House. Brenda s'approcha discrètement afin de pouvoir observer, le médecin était assis et jouait de douces notes de guitare tout en gardant les yeux clos. L'infirmière en chef ne l'avait jamais vu les traits si tirés, bien sûr cela lui arrivait souvent lorsqu'il avait un cas qu'il ne parvenait pas à résoudre, mais c'était différent cette fois ci. Les doigts du diagnosticien se perdaient sur les cordes de l'instrument et produisaient une douce mélodie. Mélodie qui fut cependant interrompue par la sonnerie stridente du téléphone posé sur son bureau. House s'arrêta immédiatement de jouer et remarqua par la même occasion la présence de la jeune infirmière. Il ne fit aucun commentaire et prit l'appel avec une étrange rapidité. Brenda s'éloigna avec le plus de discrétion possible mais pas assez pour que House ne s'en aperçoive pas.
Après avoir raccroché, House se lança aussi rapidement que sa jambe et le manque de sommeil le lui permettait à sa poursuite.

- Brenda !

L'infirmière pivota sur ses pieds et fit face au médecin tout en restant prête à repartir rapidement.

- Docteur House ?
- Réservez un bloc et appelez le docteur Farmer, je viens de trouver un c½ur.
- Si rapidement ?
- Ne posez pas de questions.

Levant les yeux au ciel, Brenda s'exécuta et partit en direction du bureau des infirmières alors que House partait de son côté composer l'équipe nécessaire et qualifiée. Il avait obéi à Bonnie et avait passé la nuit auprès de Lisa, cependant ils n'avaient pas prévu que la jeune femme ferait des complications suite à l'accident et aurait besoin d'une greffe de c½ur.

17h44

Il était là depuis plus de quatre heures, assis face à la vitre d'observation, parfaitement
immobile, ne se souciant pas des gens qui évoluaient autour de lui. Ses yeux étaient
exclusivement concentrés sur les mains des chirurgiens, veillant à aucune erreur de leur
part. Il sentit l'air se modifier à ses côtés : quelqu'un venait de s'asseoir près de lui. Il ne
tourna pas la tête, pas besoin pour deviner que ce silence correspondait à Wilson.
L'oncologue décida finalement de prendre la parole et demanda simplement :

- Comment tu te sens ?
- A ton avis ?.

23h51

Lisa Cuddy était maintenant en soins intensifs, l'opération s'était plutôt bien déroulée. House se demandait encore s'il devait finir par croire en Dieu ou s'il avait une chance inouïe ... A peine avait-il commencé les recherches pour avoir un c½ur - après avoir bien entendu inscrit Cuddy sur les listes- qu'il avait été contacté par un confrère, qu'il avait soit disant bluffé par son talent et son travail avec Lisa Cuddy, qui lui proposait un c½ur parfaitement compatible d'une jeune femme de 36 ans qui était morte chez eux suite à un accident idiot en jouant au tennis.
Après l'opération, House avait remercié les divers médecins d'un simple hochement de tête, incapable de parler. Il avait suivi du regard le déplacement de la patiente mais hésitait encore à aller la voir. Pourquoi tout était soudainement si difficile pour eux ?

16h45

Un léger grognement et un mouvement de tête. Elle se réveillait. House se redressa
lentement sur son fauteuil, restant étrangement silencieux. Il ne savait pas comment il
devait agir, ni comment elle allait réagir. La main de la jeune femme se resserra sur la
sienne et il baissa les yeux pour observer le mouvement de ses doigts. Lorsqu'il releva la
tête, Lisa était en train de le fixer, sans mots. Il soutint son regard un petit moment mais
n'eut pas le temps de parler : elle s'était déjà rendormie.

18h30

Lorsqu'elle ouvrit les yeux pour la seconde fois après son opération, Lisa ne trouva
qu'une chambre vide. Elle attendit patiemment le retour de House mais la seule personne
qui entra dans sa chambre n'était autre que sa mère. Essayant de cacher sa déception, elle
posa les yeux sur Bonnie Cuddy et tenta un faible sourire avant de lever les yeux au ciel
lorsque celle-ci se précipita vers elle en lui demandant si tout allait bien.

18h55

Enfin, elle croisait son regard. House était sur le seuil de la porte, il la fixait sans un
mot, tenant simplement une tasse de café quasiment vide.. Cuddy fronça les sourcils,
elle pensait qu'il ne reviendrait pas la voir..
Il vint s'asseoir sur le fauteuil près du lit et termina lentement son café avant de se passer une main dans ses cheveux et prendre la parole.

- Écoute, je...

Elle le fit taire d'un geste se voulant lent, pour le moment elle ne voulait pas se disputer,
elle voulait seulement qu'il reste près d'elle et qu'il la rassure en lui disant que son
corps ne rejetterait pas ce coeur.
Quoiqu'elle puisse dire aux gens pour paraître crédible, elle était profondément
terrifiée à l'idée d'apprendre à vivre avec un nouveau c½ur.

21h58

Éveillée depuis maintenant quelques minutes, Lisa Cuddy observa son compagnon se
réveiller à son tour et esquissa un faible sourire. Leurs yeux bleus entrèrent en contact et
la jeune femme se força lentement à parler, tout en souriant.

- Je vais avoir une cicatrice tout comme toi, maintenant.

House leva les yeux au ciel, sa cicatrice était beaucoup plus belle quand même ! Il tendit
doucement la main et caressa le front de la jeune femme avant de murmurer.

- Repose toi, on parlera plus tard, ok ?

Lisa acquiesça et ferma les yeux en signe de bonne volonté, visiblement, lui non plus ne voulait pas se disputer maintenant.

22h26

S'asseyant aux côtés de son ami, James Wilson souffla un moment sur son café avant de poser les yeux sur House et lui tendre son mug.

- T'en as besoin, je crois.

Le diagnosticien accepta le café sans faire de remarque, les yeux dans le vide, perdu dans ses pensées. Au bout d'un long moment, il porta le café à ses lèvres et le vida d'une traite avant de poser les yeux sur son meilleur ami. Hésitant longuement, il prit tout de même la parole.

- Tu sais.. Je crois que je ne suis pas fait pour elle.
- Qu'Est-ce que tu racontes ?
- Elle serait beaucoup plus heureuse sans moi...
- Tu parles de la quitter là ?
- M'éloigner plutôt...
- House, en ce moment elle a besoin de tout, sauf de ça !
- Je..
- Tu sais House, parfois tu devrais arrêter d'être ce grand génie qui réfléchit sans cesse et agir librement. - Il marqua une pause- A force de trop réfléchir, tu finiras inévitablement par faire les mauvais choix. Si ce n'est déjà fait...

Sans un mot de plus, Wilson se leva et s'éloigna. Tout le monde
restait éveillé depuis les complications de Cuddy et la fatigue
commençait à se faire sentir.
House garda longuement les yeux ouverts, sans ciller, repassant sans cesse les mots de Wilson. « Tu réfléchis trop », « Tu finiras par faire les mauvais choix ». Et s'il avait raison ? S'il se bornait à penser que Lisa était malheureuse avec lui alors que c'était tout le contraire ? Et qu'il la rendait justement malheureuse en s'éloignant d'elle tout en pensant la protéger ? L'amour était décidément trop compliqué pour lui, ce n'était qu'un mystère qu'il restait incapable de résoudre et cela le dérangeait de plus en plus.
Soupirant, le diagnosticien repartit dans la chambre de la jeune femme pour reprendre sa place et la fixa longuement. Il restait une part du mystère qu'il était incapable de comprendre. Et si la jeune femme le rendait heureux lui ? Fermant les yeux, il se laissa aller dans un rêve où il ne ratait pas le dîner avec les parents de Lisa, où il n'y avait pas de disputes ni d'accidents.. Est-ce que tout serait réellement si différent ?



...TBC...


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# Posté le samedi 25 avril 2009 04:24

Modifié le vendredi 28 août 2009 18:01